La fuite est à son 67ème jour. BP et le gouvernement des États-Unis surveillent de près la tempête qui frappe l’ouest de la Mer des Caraïbes qui risque d’interrompre leurs efforts pour contenir la fuite. La facture s’annonce lourde pour le géant pétrolier britannique qui a déjà payé 2,35 milliards de dollars américains pour les coûts de nettoyage et de compensation des pertes causées par la fuite pétrolière du golfe du Mexique.
Les gardes côtiers des États-Unis ont annoncé que BP compte doubler sa capacité de siphonnage des milliers de barils dispersés dans les eaux du golfe du Mexique chaque jour. Cette action pourrait réduire l’impact de la fuite, mais les prévisions météorologique annoncent une possible approche de l’ouragan qui frappe actuellement la mer des Caraïbes, et qui pourrait interrompre les interventions de l’état américain et du géant pétrolier pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines.
La facture de la pire fuite pétrolière dans l’histoire des US pourrait dépasser les 35 milliards de dollars. BP parle déjà de 2,35 milliards de dollars payés pour les travaux de nettoyage des eaux et des côtes du golfe du Mexique, ainsi que pour les compensations pour les commerces impactés par la pollution qui a ruiné l’activité touristique de la Floride. Les amendes à payer par la suite pourront atteindre les 15 milliards de dollars, sous le Clean Water Act (la loi de la protection des eaux). BP a aussi accepté de lancer un fond de 20 milliards de dollars pour la fuite pétrolière.
La fuite qui a eu lieu suite à une explosion qui a eu lieu dans sa plateforme offshore le 20 avril dernier. Des millions de barils de pétroles ont été dispersé dans l’océan. L’explosion a coûté la vie à 11 employés, et a causé des dégâts estimés à plusieurs milliards de dollars pour l’industrie touristique et l’activité de la pêche dans le golfe du Mexique, sans parler de l’inestimable facture écologique.
BP a vu sa valeur au marché baisser de 100 milliards de dollars durant cette crise. Les actions du géant pétrolier britannique ont subi une baisse de 6% à Londres aujourd’hui (vendredi 25 juin) pour atteindre son plus bas niveau depuis 1996. A New York, la valeur par action a chuté à 26,99 dollars américains, le prix le plus bas depuis 14 ans. La crainte des pertes suite aux compensations et aux frais de nettoyage et de compensation s’est combinée au pessimisme face aux prévisions météorologiques pour repousser les investisseurs.